PARCE QUE JE T'AIME






                    Auteur: Guillaume Musso
                            Editeur: Pocket
              Genre: Contemporain, Suspens
                                Note: 5/5







Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Brisés, ses parents finissent par se séparer.
Cinq ans plus tard, Layla est retrouvée à l'endroit exact ou on avait perdu sa trace. Elle est vivante mais reste plongée dans un étrange mutisme.
À la joie des retrouvailles, succèdent les interrogations. Ou était Layla pendant toutes ces années ? Avec qui ? Et surtout : pourquoi est-elle revenue ?


                                                                         Avis 

   Après avoir lu Central Park du même auteur, je m’étais juré que je ne m’arrêterais pas là concernant ses autres écrits, que je lirais sans aucun doute tous ses autres romans d’une quelconque façon. Pour vous dire comment ma première expérience avec Musso, par le biais de Central Park, m’avait profondément marqué. J’en étais ressorti complètement bouleversé et émotionnellement instable, raison irrévocablement valable pour se plonger dans un autre de ses romans. Et cette fois-ci j’ai atterri dans Parce que je t’aime, un atterrissage qui ne s’est pas fait de la façon la plus douce qui soit. Parce que, encore une fois, Guillaume Musso m’a juste achevé et bouleversé à travers une autre de ses histoires qui ne m’a aucunement laissé indifférent. C’était juste effarant de savoir, dès le premier chapitre, que cette histoire allait profondément me marquer. Ce dernier, tout comme le prologue, était chargé de suspens, d’une intrigue qui allait nous tenir en haleine durant tout le reste du roman. On dirait que c’est caractéristique à Guillaume Musso d’hypnotiser ses lecteurs dès les premières pages du livre et, surtout, durant tout le reste du roman. Et ce dernier m’a offert une histoire des plus bouleversantes, des plus émouvantes et des plus touchantes qui soient. J’avais en permanence le cœur serré à chaque fois que l’auteur nous faisait découvrir l’histoire de chacun de ses personnages et même les interactions entre eux m’ont parfois donné des frissons tant c’était profondément émouvant et humain ! L’auteur a ainsi joué avec mes émotions durant toute l’histoire, m’achevant petit à petit, à chaque page, à chaque chapitre, pour me laisser, à la fin, complètement bouleversé et brisé. Une nouvelle claque (ENORME) de la part de Musso !
   Je dois vous avouer que j’attendais beaucoup, vraiment beaucoup de ce roman, tellement que j’aurais été énormément déçu s’il ne m’avait pas plus. D’une part parce que le premier livre que j’ai lu de cet auteur a juste été magnifique et j’avais lu beaucoup d’éloges sur celui-ci, donc normal que je m’attende à quelque chose de particulièrement magnifique et énorme. Et, en effet, ce fut magnifique et énorme, et bien plus que ça. Si je devais vous résumer ce livre, je vous dirais que c’est juste le réceptacle de cette magie qu’on appelle perfection. Non, je n’exagère point. Ce livre est, sous toutes les coutures, sous tous les angles, juste parfait. Parfait ! Durant toute ma lecture, j’avais l’impression que l’on me chatouillait le cœur avec des plumes d’ange tant j’étais en permanence dans un état de félicité absolue. Je n’avais même pas lu la moitié du roman que c’était déjà un très, très gros coup de cœur. Et plus j’avançais, moins j’avais envie de terminer ma lecture car c’est le genre de livre qui vous marque à la fin pour toute votre vie et vous donne envie d’oublier tout ce qui y était et de pouvoir le relire en ressentant les mêmes émotions que la première fois. Et compte tenu de cette avalanche d’émotions fortes qui m’a englouti, j’ai juste envie d’être victime d’une perte de mémoire pour revivre toutes ces émotions. Certes elles m’ont serré le cœur, donné envie de pleurer, de m’allonger et d’évacuer toute cette tension émotive, mais n’est-ce pas cela la magie des livres ? Ce serait juste une bénédiction si je pouvais ressentir encore tout cela, au centuple même s’il le faut. Musso a cette habilité incroyable d’atteindre le plus profond de nous, nous laissant par la même occasion dans un état proche de la dépression tant ce qu’il nous fait ressentir est à la limite insupportable pour nos pauvres cœurs de mortel.
   En outre, c’est juste déroutant la façon dont il fait ressortir parfaitement l’humanité de ses personnages. Il les rend tellement vivant, tellement réel, tellement proche de nous, tellement humain qu’on ne peut qu’avoir une relation qui illustre parfaitement la symbiose. En parcourant l’histoire de chacun de nos personnages, découvrant leurs peurs, leurs regrets, leurs rancunes, j’avais l’impression que tout ce qu’ils ressentaient m’étaient perfusé directement au niveau du cœur. A travers des mots aussi simples que poignants, Musso nous lie inexorablement à ses personnages, nous faisant ressentir la plus minime de leur joie, de leur souffrance et de leur désarroi. C’est l’un des rares auteurs à avoir ce don. L’un des rares qui arrivent à me plonger dans un capharnaüm d’émotions qui m’ont laissé pantelant et instable au tout dernier mot de l’histoire. Et jusqu’à présent je ne cesse de repenser à cette merveilleuse aventure que je viens de vivre avec ces personnages aussi attachants sans avoir un horrible pincement au cœur. Refermer ce livre a été comme tourner le dos à Connor, Evie, Mark, Alyson et j’ai juste envie de me replonger dans ce roman pour reprendre l’aventure à zéro.
   Passons à présent à l’éloge de la plume de Musso que je dois absolument faire. Je me dois sincèrement de parler de cette magnifique plume dont est dotée Mr. Suspens comme j’aime l’appeler à présent. Franchement rares sont les auteurs qui ont une plume qu’on qualifierait de baguette magique tant les mots qu’ils accouchent sur le papier ressemblent à des sortilèges qui nous ensorcellent à chaque fois que nos yeux s’en approprient. Je ne peux compter le nombre de fois où une phrase a été écrite d’une si belle manière que j’ai eu envie de la surligner (mais à chaque fois je n’avais pas mon stylo avec moi). Chaque phrase, chaque mot, chaque paragraphe faisait naître des frissons au niveau de ma nuque et qui s’emparaient de tout mon corps. Le pire c’était que à chaque page, sa plume nous renversait de plus en plus, mettant la pression sur notre cœur pour qu’il déverse tout ce qu’il contenait comme joie, tristesse et mélancolie, et tout ça en même temps. Je suis juste tombé fou amoureux de la plume de Musso et cela se renforce encore plus avec ma lecture de Parce que je t’aime. Tout comme ma situation post-Central Park, j’ai grave envie de me plonger dans un autre de ses romans et ce sera pour très bientôt.
   Mon premier coup de cœur de l’année ! Et je risque d’être encore bouleversé pour un bon bout de temps. Waouh !

   

LUCIDES





                     
              Auteurs: Adrienne Stoltz, Ron Bass
                        Editeur: Collection R
Genre: Young Adult, Contemporain, One Shot









Sloane, première de sa classe, coule une existence paisible dans une petite ville côtière des États-Unis.
Maggie, jeune fille indépendante, entame une prometteuse carrière d'actrice à New York.
Tout les sépare, hormis une chose : en dormant, chacune rêve et vit la vie de l'autre jusque dans ses secrets les plus intimes.
Jamais encore leurs chemins ne s'étaient croisés. Jusqu'au jour ou Sloane tombe amoureuse d'un garçon...
Laquelle est réelle ? Laquelle n'est qu'un songe ?


   En lecture commune avec l'unique, la merveilleuse, la sublime, l'irrésistible Margot (ce sont juste des mots hein, faut pas monter sur tes grands chevaux) de chasseuse-de-livres. Retrouvez sa chronique ICI!

                                                                        Avis 


   Lucides (sérieusement moi je l’appellerais Livre-à-vous-déposséder-de-votre-lucidité, vous comprendrez pourquoi dans quelques paragraphes) est un roman qui me faisait de l’œil depuis sa sortie mais pour je ne sais quelle raison je l’avais laissé prendre de l’E-poussière sur ma liseuse (haha vous avez saisi le jeu de mot ? Non ? Bon passons). J’avais lu beaucoup d’avis qui faisaient l’éloge du livre mais je n’avais toujours pas envie de le découvrir et maintenant que c’est fait, disons juste que mon attente est une parfaite illustration de l’expression « la montagne a accouché d’une souris ». Lucides n’a pas su mériter un éloge de ma part tant il a été un roman qui ne m’a procuré que frustration, irritation, ennui et incompréhension. J’étais très accroché au début du livre mais mon engouement a vite pris la tangente me laissant en compagnie de messieurs Ennui et Longueurs qui m’ont collé jusqu’au tout dernier mot de l’histoire. Si ce n’était que l’ennui et longueurs je crois que j’aurais mieux avalé ce morceau de roman insipide mais il fallait aussi que je ne comprenne rien à la trame du livre. A un certain moment, effectivement, je n’arrivais plus à suivre l’intrigue, de nombreuses choses s’emmêlaient durant ma lecture de telle sorte que j’étais en permanence perdu. Ce fut un roman avec lequel j’étais parti du bon pied mais qui m’a douloureusement abandonné en cours de route.
   C’était vraiment surprenant la rapidité avec laquelle je me suis attaché à ce roman, plus précisément à l’histoire et aux personnages. Je me rappelle bien que ce sont ces derniers qui m’ont le plus marqué au début du livre (et durant tout le livre d’ailleurs). C’était incroyable comment ils m’ont fait de l’effet avec seulement quelques chapitres. Je suis carrément tombé sous le charme de Maggie et de Sloane ainsi que des gens avec lesquels elles partagent leur vie. Nos deux héroïnes ont des personnalités totalement différentes mais il m’arrivait des moments où je trouvais qu’elles étaient une et même personne, peut-être à cause de tout ce truc autour de leurs rêves. En tout cas je les ai toutes les deux adorées. Cela fait un bon bout de temps que des personnages ne m’ont fait cet effet. A chaque fois que je terminais un chapitre concernant l’une, j’ai tout de suite envie de revenir à elle et de même avec l’autre. C’était réellement des personnages auxquels on s’attachait en un clin d’œil. Sur ce plan, les auteurs ont vraiment réussi leur coup. Cependant, concernant d’autres aspects du livre, ce ne fut vraiment pas le cas.
   De tout le livre, en effet, il n’y a que les personnages qui en sont le point positif. Ils ont été le peu de sucre dans un café amer et insipide, parce que oui, c’est ce goût qu’avait l’histoire pour moi. Au début du roman, j’accrochais vraiment à cette dernière mais plus on avançait plus on glissait sur une pente parsemée de lames qui nous déchirent l’envie de poursuivre notre lecture (ok ma métaphore est peut-être exagérée mais ce n’est que vérité). Au bout d’un moment, avant même la moitié du livre, l’histoire à commencer à partir en couil…en vrille pardon. C’était devenu un vrai capharnaüm livresque. Je vous assure à partir de là, j’étais carrément déconnecté du livre, c’est à peine si j’arrivais à rester concentré sur l’histoire. Les choses étaient devenues si complexes et emmêlées que je n’arrivais plus à suivre tous ces trucs de rêve et tout le tralala. Franchement je suis passé d’un stade d’engouement à un stade de « Heu…ok…je crois que je vais relire cette partie parce que je n’ai rien saisi » ou encore « Mon Dieu ! Me suis-je trompé de livre ? Je ne saisis rien du tout ». C’était devenu un vrai labyrinthe pour moi, je n’arrivais même pas à savoir qui appartient à la vie de Maggie ou de Sloane, je confondais même leurs petit-amis. Croyez-moi, l’envie d’abandonner le livre me chatouillait l’esprit de façon permanente.
   Cependant, coriace comme je suis et têtu, j’ai quand même poursuivi ma lecture pour connaître le dénouement. Dénouement que j’ai nommé « WHAT THE FUCKING HELL IS THAT ». Je vous assure que je n’ai rien, absolument rien, saisi de cette fin. Il a fallu que Margo, avec qui je lisais le livre, me l’explique sinon je n’aurais vraiment pas compris ce qui s’est passé. Bon ce n’est pas vraiment une surprise vu que je n’avais rien compris depuis le début, donc… Mais sérieusement c’était une fin qui m’a laissé frustré, en colère, paralysé de colère, rempli de colère, étouffé par la colère, acculé par la colère, giflé par la colère…et tout ce qui va avec. Genre j’avais souffert durant tout cet amas de pages juste pour en arriver là. En plus j’ai crié « C’est quoi ce bordel » en plein cours magistral et de multiples paires d’yeux me scrutaient genre « C’est toi le bordel qui crie comme ça ». Pourquoi certains auteurs se sentent-ils obliger de nous balancer ce genre dénouement à la figure ? Hein ??? **Soupirs de désespoirs**. Je n’attendais pas grand-chose de ce livre mais je peux vous dire que c’est l’un des pires livres que j’aurai lus cette année, c’est sûr qu’il sera dans mon FLOP de 2015. GRRRRRRRR !

                                                                                                                                                             1.5/5

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