SIGMA FORCE-TOME 3: LA BIBLE DE DARWIN







                         Auteur: James Rollins
                             Editeur: Pocket
                      Genre: Thriller, Policier
                              Note: 4.5/5







   Breslau, août 1945. Dans les décombres du IIIe Reich, un physicien allemand détenteur de secrets SS fuit l’avancée soviétique.
   De nos jours dans l’Himalaya. Au Népal, des moines bouddhistes ont été décimés par un mal inconnu. Sur place, ce que découvrent Lisa Cummings, médecin, et Painter Crowe, agent de la Sigma Force, défie l’imagination.

   Au même moment, à Copenhague. L’exemplaire de la Bible ayant appartenu à Charles Darwin doit être mis aux enchères et déchaîne une lutte meurtrière pour sa possession.
   Plus de soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les monstres dont rêvaient d’accoucher le IIIe Reich sont sur le point de voir le jour…

                                                                   Avis

   Un de plus ! Un coup de cœur de plus ! Un coup de cœur de plus de la part de James Rollins. Depuis que j’ai découvert cet auteur par le biais de sa saga Sigma Force, je n’ai été que conquis par tous ses écrits. Et depuis que j’ai commencé cette saga, je n’ai cessé de me plonger à chaque fois dans un nouveau tome. Et le dernier en date, La Bible de Darwin, a été un chef d’œuvre phénoménal. Comme tous les livres de Sigma Force, ce dernier m’a offert une pléthore de pages qui étaient à leur tour remplies d’un capharnaüm d’action, de suspens, de bouleversements, de retournements de situation et un nombre incroyable de scènes à rendre irréguliers les battements de votre cœur. La particularité de cette série se trouve dans le fait que c’est impossible de savoir lequel des tomes est meilleur que l’autre. A chaque qu’on en achève un il devient notre Graal avant qu’un autre ne vienne le détrôner et ainsi de suite. Dans chacun de ces tomes, Rollins y a inoculé l’essence même du thriller, soufflant un air de pure extase qui nous hypnotise du premier au dernier mot.
   Je n’avais aucun doute sur le fait que j’allais me plonger corps et âme dans ce deuxième opus de la saga Sigma Force. Il arrive souvent qu’on ait une confiance aveugle en un auteur tant il a l’habitude de nous plonger dans les eaux bouillantes de la mer Coup de foudre. Et c’est cette confiance qui existe entre moi et James Rollins. Raison pour laquelle je n’ai aucunement été surpris lorsque, dès les premières pages, j’étais déjà acculé par une vive extase qui me promettait des moments forts durant tout le reste du livre. A l’instar de tous ces romans, Rollins promet à son lecteur d’être emprisonné dans les pages du livre dès qu’il pose les yeux sur le tout premier mot. L’auteur, en effet, jette comme on dirait un sortilège d’ensorcellement dans les toutes premières pages du roman auquel on ne peut que succomber. C’est ainsi qu’on reste inexorablement et de la façon la plus excitante qui soit enfermer dans ce terrible, addictif, surprenant, haletant, infernal et rocambolesque thriller qui m’a juste ébranlé et poignardé de part et d’autre.
   Action, suspens, surprises, retournements de situation, surprises, révélations choc, nombre incalculable d’AVC qui assomme le lecteur, voilà en gros comment je décrirais La Bible de Darwin. Rollins a su comment imbriquer tout cela pour faire de ce thriller un véritable puzzle dans lequel il nous jette et nous laisse baigner dans une virulente aventure à travers le temps, la science et l’humanité ainsi que l’histoire de cette dernière. Mêlant parfaitement des débris historiques et le présent, ce roman a su m’embarquer dans un sensationnel périple dont je ne suis aucunement ressorti indemne. Afin d’aiguiser la faim de son lecteur, James Rollins accule ce dernier par le biais d’un suspense incroyablement bien mené. Chaque chapitre en était tellement rempli que c’est toujours un miracle que je sois toujours capable d’utiliser mon cerveau tant la tension qui habite les pages de ce roman aurait pu le faire disjoncter.
   En outre, c’était juste incroyable la façon dont les scènes choc s’enchaînaient à une telle vitesse qu’on avait à peine le temps de respirer à chaque fois qu’on ressortait de l’une d’elles. A ce rythme j’allais tout simplement tomber en syncope à la dernière page du livre et c’est ce qui arriva finalement. Quand j’y repense j’ai comme l’impression que chaque page du livre constituait une scène à vous couper le souffle. Par le biais de ces scènes remplies d’action et de moments incroyablement dantesques, l’auteur nous transfusait au fur et à mesure une dose d’adrénaline non négligeable. Une dose d’adrénaline qui me faisait dévorer voracement les pages du livre qui défilaient sous mes doigts sans que je ne m’en rende compte. Le livre aurait pu se terminer soudainement que je ne m’en serais pas rendu compte tant j’étais profondément et passionnément plongé dans les mots, les phrases, les chapitres de ce pur thriller.
   Par ailleurs, à l’instar de tous les autres romans de cette série épique, La Bible de Darwin se peint comme une infernale ascension sur l’un des plus grands monts du monde. Plus tu montes plus l’air se raréfie dans tes poumons. C’est exactement cela que je ressentis en défilant dans les pages de ce livre et tout cela grâce à cet incroyable suspens que l’auteur a inoculé à ce roman. Je ne pensais pas que le suspense haletant qu’on retrouvait dans les premiers chapitres pouvait s’aiguiser au fil des pages tant c’était inimaginable.  Au fur et à mesure qu’on évoluait dans l’histoire, le suspens en faisait de même et augmentait encore plus la tension qui résidait dans le roman depuis le début. J’avais le cœur qui raté des battements, victime qu’il était des tortures de l’auteur qui nous laissait sur des feux ardents tel un masochiste. Je ne peux compter le nombre de fois où j’ai cru que j’allais avoir un total black-out au niveau de mon cerveau. Et ce cruel suspense mêlé à ses innombrables rebondissements et surprises avaient de quoi me donner le vertige.
   Avec tout cela, Rollins ne pouvait que nous servir un dénouement digne de ce nom. Les dernières pages du roman étaient électriques, apocalyptiques, infernales, troublantes, ardentes. J’avais l’impression de me retrouver dans l’œil même du cyclone. J’étais comme compressé par les dernières révélations et les dernières scènes aussi fascinantes que terrifiantes. L’auteur nous a laissé sur une fin qui nous achève en même temps que l’histoire. Épique, extraordinaire, horrifiant, époustouflant, renversant, bouleversant et plein d’émotions, ce final me conforte à l’idée que c’est le meilleur tome de la saga mais j’appréhende le prochain que je lirai qui risque encore une fois de détrôner celui-ci. Tout cela pour dire qu’encore une fois Rollins m’a offert une histoire pleine de potentiel qu’il a su mener à bien du début à la fin, nous offrant les moments les plus excitant et orgasmiques qui soient ! Vivement le prochain tome de cette série !

BIRD BOX







                             Auteur: Josh Malerman
                          Editeur: Le Livre de Poche
    Genre: Thriller, Suspens, Frisson, Fantastique
                                   Note: 4/5






La plupart des gens n'ont pas voulu y croire, les incidents se passaient loin, sans témoins…
Depuis qu'ils sont nés, les enfants de Malorie n'ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l'abri du danger, sans nom, qui s'est abattu sur le monde. On dit qu'un coup d'œil suffit pour perdre la raison, être pris d'une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger ses petits. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l'extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés. Arriveront-ils à bon port, guidés seulement par l’ouïe et l’instinct?

                                                                              Avis


   Bird Box, ou le thriller à l'immense potentiel qui m'a presque fait tomber dans les eaux bouillantes d'un coup de cœur. Après l’avoir acheté juste deux secondes après avoir lu le résumé (pour vous dire à quel point ce dernier m’a donné envie de dévorer ce thriller qui promettait des moments d’angoisse et de frisson) je n’ai pas mis très longtemps pour me plonger dans les pages sombres de Bird Box. Bird Box ou encore le Thriller Box parce que ce roman avait comme enfermé en son sein toute l’essence de ce qu’on appelle thriller. Je dois avouer que durant ma lecture j’avais un peu hué les premiers chapitres du roman qui, bien que plein de suspens et d’intrigue, semblaient peu sombres pour moi. Je pense que je mettais un peu trop les charrues avant les bœufs tant j’étais pressé d’entrer directement au cœur de l’histoire. Cependant ce ne fut que lorsque j’eusse terminé le roman que je compris que ces premiers chapitres n’étaient qu’un terrain glissant que l’auteur a mis sur notre chemin pour nous plonger dans une boîte sombre, pleine de frissons, d’angoisse, de paranoïa et de peur perpétuels.
   Bird Box a été, en effet, un capharnaüm de suspens, de retournements de situation, d’épouvante et de bouleversements émotionnels qui nous font rater des battements de cœur. Durant toute ma lecture, j’avais comme l’impression d’être, non pas un lecteur, mais chacun des personnages du roman tant je ressentais leur peur, leurs inquiétudes, leur propre paranoïa, leur ignorance face à ce nouveau monde qui les emprisonne tels des oiseaux dans une cage. Après avoir fini ce livre, j’en avais encore les frissons qui m’électrocutaient le corps et les battements de cœur qui refusaient de revenir à la norme. Bird Box aura été sans aucun doute l’un des thrillers les plus bouleversants que j’aurai à lire dans ma vie.
   En commençant le livre, j’ai été accompagné par les nombreux avis qui en ont fait l’éloge et ce fut sans surprise que j’eus beaucoup d’attente par rapport à ce thriller. Et comme dit plus haut, durant les premiers chapitres, j’ai commencé à me demander pourquoi tous ces avis positifs. Non pas parce que je m’ennuyais, loin de là, mais malgré le suspense et l’intrigue présents, je trouvais qu’il ne se passait pas grand-chose durant ces premières pages. J’étais constamment à l’affut de quelque chose qui viendrait bouleverser le cours de l’histoire et accélérer un peu les choses. Je dois quand même avouer que dès les premières pages, l’auteur a brillamment mis en place une atmosphère chargée de tension, d’un souffle apocalyptique ; à travers les mots j’aurais presque juré pouvoir entendre le silence qui s’était abattu sur le monde. Le début m’avait déjà plongé dans l’ambiance dantesque, angoissante et menaçante du livre.
   Cependant je ne pouvais m’empêcher de noter que les choses se tassaient un peu durant les premiers pas de l’histoire. L’auteur s’évertuait plus à nous étaler un perpétuel retour dans le passé de notre personnage, Malorie, de telle sorte que je me demandais là où il voulait en venir. Car plus je tournais les pages, plus il me venait à l’esprit que si cela continuait comme ça il n’y aurait plus rien à raconter avant le terme de l’histoire. Mais ce ne fut que lorsque j’arrivais aux environs des deux cent pages que je sus que tout cela n’était qu’un leurre pour mieux nous plonger de la façon la moins tendre qui soit dans ce qui nous attendait pour le reste du roman.
   En effet, ce fut à partir de là que ce thriller s’est mué en boîte de pandore et a déversé tout ce qu’il contenait comme action, rebondissements à vous stagner le cœur, des scènes si pleines de tension, d’angoisse que les battements de ce dernier résonnaient au niveau de mes oreilles. A ce  stade j’avais en permanence peur que mon cœur lâche d’une seconde à l’autre. Avec la façon dont l’auteur nous noyait sans relâche dans une mer d’appréhension et d’inquiétude, j’avais l’impression que mon système nerveux se faisait horriblement compresser. Etre sur des braises ardentes est la description la plus parfaite pour décrire ce que je subissais à cause de ce livre. Depuis le début je me plaignais du fait que le livre était un peu trop soft pour un qui était censé me donner des sueurs froides. Et arrivé à la moitié, l’auteur m’a renvoyé ma critique en pleine figure.
   De la moitié du livre jusqu’à la toute dernière page, c’était une interminable suite de scènes à vous glacer le sang. Je n’ai jamais lu un livre qui m’a parfois donné envie de le fermer et d’encaisser la kyrielle de choc que je recevais avant celui-là. J’avais la désagréable impression que j’étais moi-même un des personnages du livre, obligé de se voiler les yeux et inconscient de ce qui l’entoure. Je nourrissais la même peur de chacun de nos protagonistes et mon cœur sursautait à chaque fois qu’ils faisaient face au danger invisible de leur monde. L’auteur, sans même nous décrire ces « monstres » qui rendaient dingues les humains qui les voyaient, est arrivé à faire projeter dans mon esprit toute sorte d’images angoissantes qui n’ont fait qu’accroître la peur qui m’acculait déjà de toute part. La sensation que lorsque je relèverais les yeux j’aurai en face de moi ces créatures dans le livre me tenait tout le long de ma lecture. Josh Malerman sait parfaitement comment inoculer la paranoïa de ses personnages dans ses lecteurs. Je ne saurais compter le nombre de fois où mon cœur a raté des battements tant certaines scènes étaient intenses et cruellement flippantes. Malerman n’avait pas, durant tout le reste du livre, lésiné sur les moyens pour servir à son lecteur des moments pleins de frisson et de peur bleue.
   Un thriller des plus réussis, un de ceux que je ne pourrais oublier ! Avec son premier roman, Josh Malerman a réussi haut la main à piéger son lecteur dans une bulle pleine de terreur, de frisson et d’angoisse, même deux semaines après que ce dernier ait refermé ce livre. Un roman qui devrait se retrouvait sur votre étagère thriller sans aucun doute ! 
   

PROMETS-MOI





                         Auteur: Harlan Coben
                             Editeur: Pocket
                     Genre: Suspens, Mystère










Myron a fait une promesse à Aimee : si un jour elle a besoin d'aide, elle n'aura qu'à l'appeler. Pas de questions, pas de leçons, il ne dira rien à ses parents. Maintenant, c'est à Claire qu'il fait un serment : il retrouvera sa fille. Et il n'y a pas que sa parole qui est en jeu. C'est lui qui a raccompagné Aimee la nuit de sa disparition. Pour la police, il est le suspect n°1...

        Lecture Commune avec Une Jeune Anonyme Névrosée. Sa chronique est par ICI.

                                                                          Avis 

   Enfin ! Enfin ! Enfin j’ai lu mon premier Harlan Coben !  Après toutes les accusations de la part d’une amie comme quoi « aucun être humain ne peut avoir vécu sans avoir lu un Harlan Coben » ou « Mon Dieu ! Tu as vécu dans des cavernes ces dernières années ou quoi ? », je me suis finalement jeté sur Promets-Moi, l’un des romans de cet auteur ayant le plus reçu d’éloges. Après avoir refermé le livre, je dois dire que j’en suis ressorti complètement éberlué, l’esprit en sens dessus dessous, choqué, époustouflé, ébahi et complètement chamboulé. Je dois avant tout préciser que je n’étais vraiment pas emballé par le roman. Les deux cent premières pages étaient, certes, remplies de suspens et enrobées de mystères mais, aussi, elles tiraient exagérément en longueurs. L’auteur prenait énormément de temps à mettre en place l’histoire ainsi que de nous faire ressentir l’intrigue du livre. Je pérégrinais dans le roman sans aucun engouement ; le récit se déroulait à une vitesse de limace. L’auteur s’évertuait beaucoup plus à nous relater la vie-soporifique croyez-moi- de notre héros, Myron Bolitar. J’étais en permanence entrain de me demander quand l’histoire allait réellement commencer. Aussi étais-je à un stade où l’envie d’abandonner ma lecture émergeait petit à petit.
   Et c’est là, au moment où tout espoir était perdu, que le roman m’a complètement pris au dépourvu. L’histoire avait pris un nouveau virage sans aucun avertissement, sans que je m’y sois préparé. Suspens, intrigue, mystères, révélations, rebondissements, tout était fait de façon ingénieuse, à tel point qu’on est pris entre quatre murs par cette histoire époustouflante et irrévocablement palpitante. Les deux cent premières pages qui étaient loin d’être accrochant ont été complètement annihilées par le reste du livre. Chaque page, chaque chapitre était un amas de suspens, d’action et de révélations à vous couper le souffle et à vous laisser bouche-bée. Ce premier Harlan Coben que je découvre, malgré un début qui n’invitait pas à se perdre dans l’histoire, m’a complètement conquis et donné envie de me jeter sur les autres écrits de l’auteur, surtout avec ce dénouement complètement dément et incroyable.
   Il était vraiment grand temps pour moi de découvrir cet auteur de livres à suspens qui fait tant frémir des millions de lecteurs à travers le monde. Ne me demandez pas comment j’ai fait pour ne pas avoir lu aucun de ses livres, je n’en ai aucune idée. Peut-être était-ce parce que je refusais de lire autre chose que du Young Adult (à mes grands dépens). Mais maintenant que c’est fait j’ai juste envie de me donner des claques (si vous avez vos mains qui vous démangent, mes joues sont des stands gratuits pour gifles). Mais comme dit plus haut, en commençant le livre je n’étais pas très pris par l’histoire, alors là pas du tout. Il m’était vraiment difficile d’être pleinement pris par le roman tant il était parsemé et étouffé par des longueurs et futilités.
   Coben, en effet, s’acharnait à nous peindre la vie de notre cher Myron Bolitar durant presque toutes les cent premières pages du livre: Myron et sa jeunesse par ici, Myron et sa femme par-là, Myron et ses parents, Myron et son fils… (à croire qu’on lui a dit que j’avais acheté son roman pour lire une biographie d’un personnage !). C’était particulièrement irritant de revenir sans arrêt sur notre protagoniste, sans pour autant entrer dans le cœur même de l’histoire. A un moment je me suis dit que c’était peut-être dans le but de préparer le terrain mais franchement au bout de deux cent pages sans aucune évolution, faut avouer que tondre le gazon commençait vraiment à devenir lassant. C’est à peine si je pouvais me retenir de pousser un soupir d’exaspération à chaque page que je tournais. Myron Bolitar, sans le savoir, était devenu un égocentrique hors pair. J’ai trouvé cela vraiment inutile de revenir sur le passé de ce dernier. Certes c’est important qu’on le connaisse mais de là à tout le temps nous ramener dans son passé, c’était limite une exagération vu qu’il y a sept tomes consacrés sur lui (quelle chance ! Ma vie morne ne tiendrait même pas sur une page. Et encore je suis optimiste). Et, à cause de cela, j’étais à deux doigts prés d’abandonner ma lecture à la moitié du livre. Cependant voilà que l’auteur entame l’autre moitié du roman avec une suite infernale de suspens, d’action et de révélations qui nous laissent pantelants à chaque fois pour, au dénouement de l’histoire, nous laisser à bout de souffle.
   Le reste du livre, en effet, m’a propulsé dans une tempête infernale où suspens, intrigue, révélations et mystères se déferlent sur nous et ne nous laissent aucun moment de répit. C’était si haletant, si excitant, si angoissant et si accrochant que j’en oubliais presque les premières pages du livre qui étaient loin de me faire accrocher. Coben, par le biais de la seconde moitié du roman, a su annihiler la première en y perfusant une dose mortelle d’action qui met tout notre cerveau en hibernation. J’étais complètement et irrémédiablement plongé dans le roman et il m’était impossible d’en ressortir tant il était devenu hypnotique et saisissant. Harlan Coben a insufflé dans chaque chapitre ces révélations démentes et cette perpétuelle angoisse qui nous retiennent prisonniers dans l’histoire. Même si j’avais une volonté de fer, sortir de ce livre relèverait du miracle. Chaque mot, chaque phrase s’était muée en cette immense goulée d’air qui emplissait mes poumons ; j’en étais juste devenu addictif ! A croire qu’il me serait fatal d’abandonner ce livre. C’était juste cruellement et extraordinairement magique.
   Certes cette partie du livre a été terriblement accrochant mais comparée à la fin du livre et au dénouement de l’histoire c’était juste un manège pour enfants. Les cinquante dernières pages étaient M-O-N-U-M-E-N-T-A-L-E-S ! Durant ces pages, plus on approchait de LA révélation plus Coben nous drainer tout l’air qu’on avait dans les poumons. L’action était à son paroxysme, avait atteint le summum pour encore plus nous faire haleter. J’avais le cœur qui battait la chamade au fur et à mesure que les pages s’amenuisaient et nous rapprochaient du dénouement. Et Seigneur ! Quel dénouement ! Non mais quelle révélation ! Jusqu’à maintenant lorsque j’y pense j’en suis toujours sous le choc. Je vous assure que lorsque ça m’est tombé dessus, je suis resté bien plus d’une minute la bouche ouverte (une mouche aurait pu venir y faire sa demeure en passant) tant j’étais abasourdi, démantelé et bouleversé par cette révélation. Electrique, bouleversante, surprenante et grandiose, la fin de ce roman a juste largué des bombes au niveau de mon cerveau.
   En bref, cette première expérience en Harlan Coben a été une que je n’oublierais sans doute jamais malgré les nombreux défauts qui caractérisaient la quasi-totalité de la moitié du livre ; mais avec une autre moitié, Coben a ingénieusement fait en sorte qu’on oublie la partie branlante du roman. Et je n’ai qu’une hâte : me plonger dans un autre de ses romans.
                                                                                                                                                           3.5/5

   

LA FILLE DU TRAIN







                   Auteure: Paule Hawkins
                          Éditeur: Sonatine
                            Genre: Thriller








Résumé 


Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

                                                                              Avis 

   Ce livre m'a fait de l’œil depuis sa sortie mais aussi stupide qu'un gnome que je suis, j'avais oublié de l'ajouter dans ma wish-list. C'est à l'occasion d'une lecture commune proposée par ma binôme Clara de Croqueuse-Livres (sa chronique) que je me le suis procuré et que je l'ai lu (évidemment! sinon cet article n'aurait pas vu jour). Ce roman m'avait fait bonne impression avec son résumé mais, malheureusement, ce ne fut pas le cas pour l'histoire qu'il cachait à travers ses pages. La fille du train, en effet, a été une surprenante déception. Surprenante parce que c'était un thriller qui m'avait donné envie de le dévorer rien qu'en lisant le résumé. Et en lisant l'histoire, je n'ai pas eu à ressentir cet engouement et ses sensations fortes auxquels je m'attendais avant de m'y plonger, du moins pas durant toute ma lecture. Les premières pages du livre m'étaient vraiment insensibles, je n'arrivais pas à accrocher et je trouvais le récit assez lent. Cependant au milieu du livre, l'histoire reprenait ses esprits et nous offrait un suspens à vous faire dévorer le roman avidement pour ensuite, malheureusement, retomber dans les abysses des longueurs. Cette évolution du récit en dents de scie a été un grand obstacle durant ma pérégrination dans ce roman. Ces moments où le rythme basculait de façon soudaine m'ont beaucoup déstabilise et cela à de nombreux moments du livre. La fille du train, un thriller qui avait un gros potentiel mais que l'auteur n'a pas su exploiter pleinement mais qui ferait presque équilibrer la balance avec un final qui m'a donné de nombreuses sensations fortes et des frissons. 
   J'étais très excité à l'idée d'entamer ce thriller qui attendait bien au chaud sur ma Kobo, aussi excité que la petite puce qu'est ma binôme Clara. Malheureusement, contrairement à elle, je n'ai pas autant adoré, idolâtré et ne suis pas tombé amoureux de ce roman. Avec la lecture des cent premières pages (ou peut-être même moins) j'ai su que cette histoire allait devenir une de mes nombreuses antipathies. Et pour une des rares fois de ma vie j'ai eu raison sur une de mes prédilections. Ce livre a été, en effet, une suite d'ennui, de détails futiles et inutiles et de longueurs qui m'ont plongé dans la frustration. Ce serait un pléonasme de le dire, mais je n'étais vraiment pas emballé par ma lecture. Je me suis ennuyé dès le début du livre qui était loin d'être accrochant. A chaque fois que je tournais une page je me demandais "pourquoi ce livre fait autant parler de lui?" parce qu'il n'y avait vraiment rien de particulièrement extraordinaire.
   Ce roman, en effet, était en carence de presque tout ce qui faisait un bon thriller. Le suspens était cruellement absent et l'intrigue se faisait à peine ressentir. Vous savez avec toute cette alternance des protagonistes avec lesquels on évoluait dans le récit, je me demandais si je n'étais pas entrain de lire un journal intime. Parce que franchement nos différents personnages ne faisaient que raconter leur quotidien sans qu'il n'y ait quoi que ce soit de palpitant. C'était si plat que j'en étais à me demander si je n'étais pas entrain de me faire une lecture de différentes autobiographies. Peut-être que l'auteure était entrain de poser les bases du roman mais sur plus de cent pages, je trouve que c'est un peu exagéré. J'étais en permanence dans l'attente d'un soudain retournement de situation qui ferait sortir le livre de sa torpeur. Et je n'attendis pas longtemps pour que mon vœu soit réalisé....pour que le livre retombe encore une fois dans les entrelacs de longueurs et d'ennui.
   Vers le milieu du livre, l'histoire est devenue excellemment accrochant, si accrochant que j'en étais déstabilisé. On était très vite passé d'un état euphorique à un état haletant et saisissant pour mon plus grand bien! Je n'étais plus apte à reposer ma liseuse tant les choses sont devenues excitantes, angoissantes, palpitantes et pleines de suspens. Enfin ce dernier commençait à me serrer les tripes et à me donner la chair de poule. A chaque fois que je tournais une page, j'avais l'impression que mes poumons rendaient chaque bouffée d'air que j'ai eu à avaler durant la journée tant c'était juste époustouflant. L'auteure arrivait à me faire appréhender chaque page que je tournais. J'avais l'impression que plus j'avançais dans les cent dernières pages, plus les battements de mon cœur s'atténuaient comme si ce dernier se préparer au dénouement final tant le suspens était omniprésent. Cependant je découvris plus tard que mon cœur ne se préparait qu'à une autre partie du livre qui allait encore une fois me traîner dans les méandres d'une plus grande frustration.
   Cette partie, je pense que c'était une transition entre le milieu du livre et la fin de celui-ci. Une transition qui, croyez-moi, n'avait vraiment pas sa place parce que j'ai trouvé que ces quelques dizaines de pages étaient d'une inutilité évidente. J'étais tellement énervé que le livre retombe encoure dans des futilités que j'ai eu envie d'en finir au plus vite. J'ai lu de façon désintéressée et vague ces pages pour découvrir le dénouement.
   Et mon Dieu! Quel dénouement! Bon je dois vous dire que je l'avais déjà deviné mais je vous assure que les sensations que j'ai eu à vivre dans les dernières pages. Seigneur! Je crois que de tout le livre, mon cœur n'avait jamais raté autant de battements. C'était juste angoissant, frissonnant et dément ce final. J'avais prédit la révélation qu'on attendait tous mais les événements qui l'ont accompagné m'ont juste laissé pantelant et ahuri. Je tournais les pages si avidement que ma liseuse devait crier intérieurement (c'est tout ce dont elle est capable quand on y pense) mais aussi de façon appréhensive tant la peur de ce qui allait se passer m'enserrait la gorge. Comme je l'ai dit, cette fin équilibre la balance parce qu'elle a concentré tout le suspens et toute l'action qu'aurait dû contenir le reste du livre. Jusqu'à maintenant rien qu'en y pensant j'en ai des palpitations. C'est vraiment dommage que l'auteure n'ait pas su faire en sorte que tout le livre soit aussi haletant et intriguant.
                                                                                                                                                             2.5/5
    

SIGMA FORCE,T8: LE COMPLOT DES IMMORTELS








                           Auteur: James Rollins
                            Editeur: Fleuve Noir
                                Genre: Thriller







Résumé


   Au large de la Somalie, des pirates prennent d'assaut un yacht luxueux. À son bord, une femme sur le point d'accoucher. L'identité de la passagère pourrait en surprendre plus d'un, à commencer par ses ravisseurs. Or l'enlèvement de la fille du Président des États-Unis a été, au contraire, soigneusement planifié...
   Accompagné d'une équipe de choc, le commandant Gray Pierce est envoyé pour remonter la piste, des déserts africains aux îles artificielles et high-tech de Dubaï. Mais est-ce vraiment la mère qui les intéresse ? Ne serait-ce pas plutôt l'enfant ? Dans le même temps à Washington, Painter Crowe lutte pied à pied contre une conspiration au sein même du gouvernement.
   Une cabale remontant à plusieurs siècles, des scientifiques obsédés par le secret d'immortalité, des tueurs sanguinaires : la ténacité légendaire des militaires de SIGMA pourrait bien être mise à rude épreuve !


                                                                            Avis 

   James Rollins revient encore une fois avec ce huitième opus de Sigma Force. Et ce retour est juste fracassant! Comme tous les autres romans de cette série thriller, Le complot des immortels a été un terrible coup de cœur; je dirais même un coup de foudre. Ce huitième tome s'est aventuré au-delà de toutes mes espérances et m'a juste rempli les yeux d'étoiles plus brillantes les unes que les autres. James Rollins a aiguisé sa plume pour en faire une qui a métamorphosé ce roman en un pur chef d'oeuvre. Il nous a transporté dans une toute autre aventure, la plus intrigante, la plus extraordinaire et la plus brillante de toutes celles qu'il a écrites. Au cœur de l'éternelle question "Quand l'homme atteindra l'immortalité?", James Rollins nous embarque dans un thriller qui porte dignement ce nom: ce roman vous savonne avec une mer de frissons, de suspens, de bouleversements, de surprises et de retournements de situation. Durant toute ma lecture, je n'ai arrêté d'avoir le cœur au bord du précipice, prêt à tomber et à se fracasser en mille morceaux. Hypnotisant, exquis, entraînant et excitant, ce huitième tome de Sigma Force vous plonge dans une pérenne engouement et angoisse et démontre encore une fois le génie de l'auteur.
   Pour moi, James Rollins est juste le maître du thriller. Depuis que j'ai lu La Malédiciton de Marco Polo (chronique), je suis tombé amoureux de la plume et du style de cet auteur. Et cela se confirme à chacun de ses romans, surtout avec celui-ci. Sadique et effroyable, James Rollins nous offre dès le début un prologue qui nous ensorcelle et nous emprisonne définitivement dans le roman. Parce que, en effet, dès la lecture du prologue, je n'eus plus le pouvoir de lever mes yeux des mots de ce livre. J'étais irrévocablement plongé dans une profonde hypnose et une envie cruelle de dévorer cette merveille. Et, évidemment, j'ai carrément englouti ce pavé de 600 pages en moins de deux journées. Ce qui ne fut vraiment pas difficile. L'histoire était tellement fluide qu'on ne pouvait que surfer légèrement dessus. Fluide mais aussi très rythmée en action et en suspens avec en sursis une intrigue si bien menée et si bien posée que s'ennuyer dans ce roman relevait du domaine de l'impossible. Comme avec ses autres romans, il ne vous faut que la lecture de quelques chapitres pour être immédiatement prisonnier du livre en question. Le complot des immortels n'a pas dérogé à la règle et m'a tenu en haleine du premier au dernier mot. 
   Haletant! Voilà un mot qui décrit de façon presque parfaite ce roman parce qu'il faudrait en créer de nouvelles pour peindre la perfection de cette oeuvre. Haletant parce qu'à chaque page de tourné et à chaque chapitre, Rollins nous y sert de façon succulente des scènes à vous faire chavirer le cœur. On ne pouvait rester plus de cinq pages sans qu'il ne se produise quelque chose qui renverse toutes les pièces déjà échafaudées depuis le début du livre. A chaque chapitre, les bouleversements se succédaient, plus déments et plus bouleversants (non sérieux?) les uns que les autres. L'auteur ne nous laissait vraiment pas le temps de reprendre notre souffle, aucun moment de répit. C'était une suite intempestive d'action, de moments de frisson et d'angoisse qui nous envoie des millions de volt durant notre lecture. J'avais en permanence le cœur qui battait la chamade tant c'était excitant. Chaque mot de ce livre était pour moi une goutte d'adrénaline qui titillait mon pauvre cœur de mortel. Le complot des immortels était la définition exacte du genre thriller: que de moments de frissons, d'action, d'angoisse et de perpétuels rebondissements.
   Ce que j'aime le plus dans les romans de Rollins, c'est le côté historique qui y est développé. C'est juste effarant comment il arrive à faire la symbiose une fascinante pièce de l'histoire avec des faits du présent. Je vous assure que même s'il n'y avait que le côté historique dans ce roman, ce dernier resterait quand même très épique. Je pense même que ce sont ces allusions au passé et aux pans séculaires qui m'ont le plus fasciné dans cette histoire. J'étais dans une lumière de curiosité totale à chaque fois qu'un élément de l'histoire est évoqué, une envie aiguë d'en savoir plus me prenait à chacun de ces moments. Rollins est irrémédiablement le seul (à part Dan Brown peut-être) à me faire ressentir cela. C'était juste incroyablement bien posé et bien élaboré; c'en était juste effarant. 
   De toute cette sainte oeuvre, il n'y a pas plus incroyable et explosif que le dénouement. Seigneur! cette fin! Si j'avais le coeur qui battait la chamade avant le dénouement, les battements de mon organe vital se sont juste estompés à ce stade du livre. Jusqu'à maintenant, rien que d'y penser j'en ai encore des frissons et le cœur qui rate un battement. Choquante, épique, explosive, démente et carrément surprenante, cette fin a juste conclu ce livre de la façon la plus extraordinairement parfaite qui soit. Chaque page des derniers chapitres était un coup de grâce qui me mettait en pièce jusqu'à je ne sois plus que miettes. Ce dénouement, en effet, a été un amas de poignards aiguisés avec des révélations à vous rendre muets, des moments explosifs qui vous bombardent le cerveau mais aussi des scènes saturées d'émotions à vous fendre le cœur. J'avais espéré une fin démente et Rollins m'a offert plus que cela. Cette dernière a été la phase finale d'un roman aussi exquis qu'angoissant, aussi magique que frissonnant. Encore un autre roman digne de Rollins.
                                                                                                                                                                  5/5

CENTRAL PARK







                 Auteur: Guillaume Musso
                           Editions: XO
                  Genre: Thriller, Romance







Résumé
Alice et Gabriel n'ont aucun souvenir de la nuit dernière...
...pourtant, ils ne sont pas près de l'oublier. New York, huit heures du matin ...
Alice, jeune flic parisien, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l'un à l'autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin. Impossible ? 
Et pourtant ... 
Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D'où provient le sang qui tache le chemisier d'Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ? 
Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n'ont pas d'autre choix que de faire équipe. La vérité qu'ils vont découvrir va bouleverser leur existence ...

                                                                     Avis


   Il y a de ces livres dont vous n'attendez rien en les ouvrant mais qui, à la fin, vous font l'effet d'une terrible claque au niveau émotionnel. Hé bien, rangez Central Park dans cette catégorie car c'est exactement cet effet que j'ai eu en m'immergeant dans cette histoire qui m'a juste démantelé, bouleversé, subjugué et époustouflé. Etant mon premier Musso, j'avais un peu peur d'être déçu par ma première expérience avec cet auteur qui est très prisé chez de nombreux lecteurs. Cependant, à la lecture de ce livre, j'ai eu tout de suite envie de dévorer tous ses autres romans tant cette histoire m'a marqué et fait passer les moments des plus émotionnels qui me soient arrivés durant mon aventure livresque. Parce que oui ce livre n'est qu'émotions fortes à vous faire lâcher le cœur. Mais ce livre c'est aussi un suspens parfaitement bien mené qui nous met dans une angoisse permanente, une intrigue ingénieusement mise en place et développée et surtout des bouleversements et des surprises parsemant tout le livre tels des pièges qui nous laissent juste bouche-bée et pantelants. Je ne sais pas ce qu'il en est de ses autres romans mais avec celui-ci, je suis carrément certain que Musso est juste un génie. Il m'a fait passer, par le biais de  cette histoire, dans un tunnel sombre d'émotions, de sentiments, de peur et d'appréhension

   Central Park c'est ce genre de livres qui vous cueille dès les premières pages. C'est comme si l'auteur y avait jeté un quelconque sortilège d'enchantement qui nous obligerait juste à nous ancrer dans le livre dès ces premières pages. Je crois que j'ai été chanté juste après avoir lu le premier chapitre. A partir de là, reposer le livre n'était plus possible et l'auteur y a bien veillé. Lorsque Alice et Gabriel se réveillent enchaînés l'un à l'autre sur un banc de Central Park, n'ayant aucun souvenir de ce qui leur est arrivé, c'est le début d'une aventure pleine de rebondissements et de surprises à n'en plus finir. Suivre nos deux protagonistes à travers leur incessante lutte pour percer ce mystère a été juste entraînant, électrisant, excitant et angoissant. Je n'ai cessé d'avoir cette boule dans le ventre tout le long de ma lecture tellement c'était pesant et oppressant toute cette histoire. A chaque fois qu'un nouvel indice se profilait à l'horizon, un autre venait bouleverser tout ce que nous avions eu à suivre depuis le début, ce qui ne faisait qu'augmenter l'engouement que j'avais. C'était juste ingénieux comment tout pouvait nous tomber dessus et mettre sens dessus dessous toutes les suppositions qu'on a pu faire. Musso nous embarquait dans des moments de pure incertitude et d'appréhension, faisant monter d'un cran la tension qui nous habitai déjà. J'avais peur et étais à la fois excité de ce que je pouvais découvrir de nouveau à chaque tournée ou à chaque chapitre débuté. C'était juste terriblement incroyable, terrifiant et saisissant

   En outre, j'ai beaucoup aimé les séquences où l'on entrait dans les souvenirs de notre protagoniste Alice. C'était sans aucun doute les moments les plus forts en émotions de tout le livre ou parmi les moments les plus émotifs, ça va de soi. J'ai complètement adoré la façon dont Musso nous faisait alterner l'aventure rocambolesque de nos deux protagonistes à New York avec le passé sulfureux et traumatisant de Alice en trouvant un moyen juste digne d'un génie pour les relier. Je ne pouvais m'empêcher d'avoir le cœur serré et les yeux embués de larmes à chaque fois qu'on était plongé dans ces souvenirs. C'était parfois justement émotionnellement insupportable de lire les chapitres concernés. J'en avais à chaque fois des frissons et la chair de poule tant c'était atterrant. Je n'aurais jamais imaginé qu'il y aurait autant de ressentiments, de sensations dans ce livre. Je ne m'attendais vraiment pas à cela du tout. Et je crois que c'est pour cela que j'en ai été juste ébranlé, abattu, bouleversé et mis en miettes; je n'étais pas du tout préparé à cette avalanche destructrice

   De plus, le final n'a vraiment rien arrangé à mon état émotionnel, il n'a fait que me plonger encore plus dans les abîmes des sentiments les plus forts. Moi qui pensais que je ne pouvais être plus abattu que je l'étais déjà, les derniers chapitres m'ont horriblement montré que j'étais dans le déni total. Il y avait tellement plus d'émotions et de sensations dans ces derniers chapitres (les trois derniers pour être plus exacts) qu'à ce niveau j'étais juste instable sur le plan émotionnel. J'avais l'impression que mon cœur s'effritait sous l'effet des dernières révélations qui étaient juste incroyables et bouleversantes. J'étais juste choqué, atterré et claqué par tout ce qui me tombait dessus à travers les derniers moments de cette histoire. C'était la goutte de trop de ce que j'ai eu à encaisser durant tout le livre. On aurait dit que l'auteur avait tout agencé depuis le début pour nous donner le coup de grâce avec ce dénouement de dingue. J'en étais juste abasourdi et même une journée après avoir refermé le livre, je n'arrive toujours pas à me remettre de cette fin. Il me faudra encore plus de temps pour y arriver je crois. 

   Pour conclure cette chronique qui, je pense, ne rend absolument pas hommage à ce livre, venons-en à nos protagonistes. Quand je vous dis que ce livre est parfait sur tous les plans, ce n'est pas pour exagérer. Nos deux personnages sont si vivants que c'en est facile de s'attacher à eux. Alice et Gabriel, ce sont deux personnes aux personnalités totalement différentes mais qui, à eux deux, font de cette histoire une qui mérite d'être lue. J'ai adoré leurs interactions, leurs disputes, l'évolution de leur relation et la façon dont ils se dévoilaient à l'autre au fil des pages. Ils m'ont donné le sourire, m'ont ému, serré le cœur, presque fait pleurer. Ce sont des personnages qui dépassent ce statut d'êtres de papier au fur et à mesure qu'on évolue avec eux dans le livre. C'était juste incroyable la façon dont l'auteur a réussi à construire ces deux personnages qui m'auront marqué comme peu ont su le faire. Juste magique! 
                                                                                                                                                                5/5

Le symbole perdu


                                  





                                Auteur: Dan Brown
                            Editeur: Le Livre de Poche
                                   Genre: Thriller

                                      




Résumé
   Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoqué d'urgence par son ami Peter Solomon, philanthrope et maçon de haut grade, pour une conférence à donner le soir même. En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte. Ce sera le premier indice d'une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie. Une aventure où s'affrontent les traditions ésotériques et la formidable intelligence de Robert Langdon.

                                                              Avis

   Encore une autre oeuvre de Dan Brown qui me subjugue. Une autre de ses œuvres qui m'a transporté de la façon la plus excitante, exquise, incroyable et prenante qui soit à travers l'histoire et toute sorte de mystère. Se plonger dans un roman de Brown revient juste à s'immerger dans une aventure qui va faire battre votre cœur d'excitation, de surprise, d'intrigue et de suspens. Le symbole perdu, en effet, comme tous ses autres romans, nous offre une kyrielle de mystères, d'action, de révélations à vous couper le souffle, et de bouleversements. Dan Brown a aussi ce don de nous faire accrocher à son livre dès les premières pluies de mots. Il ne m'a fallu, en effet, que la lecture du prologue pour me perdre déjà dans ce roman. J'étais déjà geôlier de cette aventure à travers le Capitole qui venait juste de commencer. Et durant tout le livre, on ne fait que s'accrocher à chaque page tournée, nous ancrant de plus en plus dans les pages et ne voulant lâcher le livre sous aucun prétexte. Ce troisième livre sur les aventures de Robert Langdon nous enlise dans une suite de découvertes aussi bouleversantes les unes que les autres, de scènes épiques et d'une course poursuite d'un mystère. Cependant, la fin m'a laissé sur une note qui m'a incroyablement déçu. 

   Fervent lecteur de Dan Brown, j'étais incroyablement sûr que j'allais passer d'excellents moments avec ce troisième livre de la série Robert Langdon. Et heureusement que je n'ai pas été déçu, Brown est resté fidèle à son style dont je me suis tant épris et à l'ambiance qu'il installe dans ses romans qui me font juste éperdument accrocher à ces derniers. Il arrive à partir d'un mystère, d'une légende pour en faire un roman à couper le souffle et terriblement addictif. Dans ce roman, Dan Brown nous plonge dans le monde d'un célèbre groupe mystérieux, très souvent qualifié de secte: le monde franc-maçonnique. Moi qui suis très obnubilé par la franc-maçonnerie de par tous ces mystères et secrets qui la régissent, j'étais déjà bien dans mon élément avec ce livre. Robert Langdon se retrouve encore une fois dans une chasse au mystère, cette fois-ci la chasse d'un secret qui serait peut-être le plus sacré que le monde ait abrité. 

   C'est ainsi que nous suivons notre légendaire protagoniste dans une nouvelle aventure. Sans surprise, l'auteur nous sert encore une fois un roman terriblement addictif qu'on ne peut se permettre de reposer dès qu'on y est plongé tant il était accrochant. L'auteur ne nous laisse pas, de toute façon, le choix. Il nous transporte et nous enlise dans des scènes des plus démentes et imprévisibles qui soient, dans une suite de mystères, de découvertes, de surprises qui, à la fin, nous laisse juste pantois. On est dans un perpétuel cercle infernal où on se retrouve régulièrement dans le feu de l'action. A chaque chapitre achevé, notre soif de découvrir les prochains devient de plus en plus aiguë. A tel point que je ne lâchais presque pas le livre. Brown, de plus, nous balançait en pleine figure des révélations qui nous laissent juste à bout de souffle et on n'avait pas le temps de s'en remettre qu'il nous achevait avec d'autres plus déconcertantes et choquantes. Il m'est plusieurs fois arrivé d'avoir le cerveau complètement déconnecté sous l'effet du choc face à une découverte. C'est l'un des aspects que j'aime le plus dans les romans de Dan Brown, on ne sait jamais à quoi s'attendre. Époustouflant, intriguant, surprenant et complètement exquis, Le symbole perdu est sans doute un de mes Brownies (sérieusement Santi?) préférés. 

   Cependant, la fin du livre m'a vraiment laissé un goût amer. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que l'on débouche sur un tel dénouement. Durant tout le livre, je me disais qu'on allait me servir une fin digne de l'auteur mais celui-ci en a décidé autrement. Avec toute cette intrigue, tous ces mystères et tout ce suspens, j'ai vraiment été surpris par la "banalité" que Brown m'a servie. Je m'attendais vraiment à quelque chose de grandiose, de spectaculaire mais la dernière révélation m'a vraiment déçu. J'étais même entrain de me demander si l'auteur ne me faisait pas une blague. Certes, c'était assez mystérieux et intriguant comme dénouement mais je n'espérais vraiment pas cela. Mais mis à part cette fin assez décevante, Le symbole a été perdu a été une lecture extraordinairement épique et saisissante. Je reconnais une fois de plus le génie de Dan Brown et j'ai hâte de lire son prochain roman! 
                                                                                                                                                                4/5

Night School,T2: Héritage


                              Auteure: C.J.Daugherty
                                       Collection: R
                           Genre: Young Adult, Thriller

                                          Résumé

   Humiliée de devoir la vie sauve à d'autres qu'elle-même, Allie Sheridan finit par rejoindre en automne les rangs de la très sélective Night School. Commence alors le véritable apprentissage aux côtés du troublant Carter et du sulfureux Sylvain...
La société secrète combine cours de self-défense aux cadences infernales et entraînement à la survie digne des commandos d'élite. À Cimmeria, les pensionnaires doivent s'exercer à vivre comme les impitoyables personnages de pouvoir qu'ils sont appelés à devenir : politiciens de haute volée, PDG de multinationales ou conseillers de l'ombre.
Et le message de la Night School est clair : pour pouvoir dominer le monde, il faut renoncer à toute vie privée et se dévouer corps et âme à l'Organisation. Mais que faire quand l'amour et la mort s'invitent au bal des menteurs ?

                     Avis

   Cimmeria m'ouvre encore ses portes et mon dieu! qu'est-ce que j'ai adoré m'y retrouvé encore une fois. Après une fin intrigante du premier tome qui m'a laissé sur ma faim, j'ai vite voulu me jeter sur cette suite. Une suite qui m'a encore plus plongé dans les mystères de Cimmeria. Accrochant, bouleversant, intrigant, mystérieux et addictif, ce deuxième opus fait honneur à son prédécesseur. Daugherty débute ce premier tome avec une scène qui nous plonge irrévocablement dans le livre. Et à partir de là, impossible de lâcher ce deuxième opus. Chaque page, chaque chapitre nous emprisonnait dans cette suite de mystères, de révélations et de découvertes à vous laisser coi. L'intrigue du livre et cette ambiance mystérieuse et pesante nous font terriblement accrocher au livre. Les pages se tournaient d'elle même tellement cette nouvelle aventure au sein de Cimmeria et surtout de la Night School était entraînant. L'histoire est encore plus dense dans cette suite et plus captivante. Malheureusement, il y a eu quelques hics me concernant: le triangle amoureux et la fin de ce deuxième tome. 

   Lire la première page du premier chapitre de ce deuxième opus reviendrait juste à ne plus sortir de ce dernier. L'auteure nous rend geôlier de ce tome dès le premier chapitre qui est fort intrigant. A partir de là, je n'ai plus lâché ce bouquin; l'aurais-je voulu que je n'aurais pas pu m'y résoudre. L'auteure a cette plume grâce à laquelle elle nous tient en haleine tout le long du livre. Page après page, on ne pouvait que s'enliser encore plus dans l'histoire qui prend une nouvelle tournure plus inquiétante et oppressante. La fin du premier opus a changé toute la donne, et cela se ressent dans celui-ci. Certains mystères dans le premier tome ont été résolus mais d'autres encore plus affligeant font leur émergence. Héritage, comme dit plus haut, continue sur la même lignée que le premier et a tendance même à surpasser ce dernier. Plus sombre, plus angoissant et plus énigmatique que jamais, cet opus prend la relève avec brillance

   Enfin, on entre dans le cercle restreint de la Night School. Cet aspect dans ce deuxième tome apporte un plus au déroulement de l'histoire. Cette Organisation va être au centre de tout durant ce tome. La bataille fait encore plus rage, les enjeux sont plus importants et les risques sont encore plus considérables. L'action est encore plus présente que dans le premier tome. Je ne peux compter le nombre de fois où j'ai retenu mon souffle, le nombre de fois où mon cœur ne cessait de battre la chamade, le nombre de fois où je serrais si fort ma liseuse tellement certaines scènes étaient juste stressantes et angoissantes. Le suspens y répond aussi présent de même qu'une intrigue omniprésente. Même si je me pose encore une fois des questions, il faut dire que l'auteure nous a servis un lot de révélations à vous faire décrocher la mâchoire. 

   On vient à présent au triangle amoureux. Autant il m'avait intrigué dans le premier autant il m'a énervé et insupporté dans celui-ci. Je crains réellement que cela n'altère ma lecture des prochains tomes. Les triangles amoureux ont toujours le don de bousiller une histoire. Et cela a en quelque sorte altéré ma lecture de Héritage. J'ai trouvé, en effet, qu'on se concentrait un peu trop sur cela durant un moment. Les disputes par ci par là, à un certain moment je n'en pouvais vraiment plus. Dans le premier tome, c'était intéressant mais dans celui-ci c'était loin de l'être. J'avais juste envie de les secouer tous tellement c'était devenu lassant à un moment. Et voilà qu'on reprend les choses à zéro, comme tous les triangles amoureux ça finit toujours ainsi. Là j'appréhende vraiment les suites car je n'ai vraiment pas envie qu'on se concentre encore une fois sur cette relation. 

   Concernant la fin de ce deuxième tome, elle m'a quelque peu déçu. En fait, je l'avais en quelque sorte deviné au milieu du livre. Elle ressemble trop à la première et j'ai l'impression de revivre les mêmes choses, de ne pas avoir avancé avec cette fin. On est au même point qu'à la fin du premier tome, ce qui m'a un peu déçu. Là j'ai encore des questions qui me trottent dans la tête et il faut vraiment que je me jette sur le troisième tome qui, j'espère, ne sera pas aussi mitigé que celui-ci l'a été pour moi
                                                                                                                                                                 3.5/5

   

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